Friction d’une allumette

8 05 2011

En 1680, Robert Boyle découvrit que le phosphore (qu’il extrayait de l’urine humaine) pouvait réagir avec le soufre en produisant une flamme. Cette découverte fût amélioré par John Walker en 1827 pour développer les premières allumettes commercialisables. John Walker mit au point un mélange de sulfure d’antimoine (III) et de chlorate de potassium qui pouvait s’enflammer en frottant sur une surface rugueuse. La naissance de la flamme lors de la friction d’une allumette sur le grattoir est visible sur le ralenti suivant :

Cependant ces allumettes présentaient le défaut de pouvoir s’auto-enflammer. Tous les réactifs étaient disposés sur l’allumette et la friction ne servait que d’initiateur à la réaction. C’est le suédois Gustaf Erik Pasch qui résolut ce problème en inventant en 1844 « l’allumette de sureté ». Dans cette allumette les réactifs sont séparés entre le bout de l’allumette et le grattoir. Le grattoir est composé de phosphore rouge, tandis que l’extrémité de l’allumette est enduite de sulfure d’antimoine, de chlorate de potassium
et de dioxyde de manganèse. La chaleur engendrée par le frottement transforme le phosphore rouge en phosphore blanc, qui à son tour contribue à l’inflammation de l’allumette.

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