Doc Edgerton : l’homme qui a arrêté le temps

19 06 2011

Harold Eugene Edgerton était professeur de génie électrique au MIT durant les années 1940. Il développa avec le photographe Glon Mili la photographie stroboscopique. Cette méthode stroboscopique consiste à éclairer une scène en mouvement avec des flashs de lumière périodiques. La capture de la scène pas un appareil photo permet ensuite de décomposer ce mouvement. Un célèbre exemple de photographie stroboscopique réalisée par Edgertone est celle du golfeur effectuant un swing.

L’observation de cette photographie nous délivre de nombreuses informations sur ce geste technique : trajectoire du club et de la balle, vitesse d’impact du club, vitesse de départ de la balle. Ainsi, la photographie stroboscopique a permit de disséquer les gestes de la vie quotidienne se déroulant trop rapidement pour l’oeil humain. Harold Edgertone a amélioré cette technique jusqu’à pouvoir réaliser des captures de phénomènes extrêmement rapides. L’exemple de l’impact d’une balle de fusil dans une pomme le prouve.

Source : Wikipédia Edgerton

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Friction d’une allumette

8 05 2011

En 1680, Robert Boyle découvrit que le phosphore (qu’il extrayait de l’urine humaine) pouvait réagir avec le soufre en produisant une flamme. Cette découverte fût amélioré par John Walker en 1827 pour développer les premières allumettes commercialisables. John Walker mit au point un mélange de sulfure d’antimoine (III) et de chlorate de potassium qui pouvait s’enflammer en frottant sur une surface rugueuse. La naissance de la flamme lors de la friction d’une allumette sur le grattoir est visible sur le ralenti suivant :

Cependant ces allumettes présentaient le défaut de pouvoir s’auto-enflammer. Tous les réactifs étaient disposés sur l’allumette et la friction ne servait que d’initiateur à la réaction. C’est le suédois Gustaf Erik Pasch qui résolut ce problème en inventant en 1844 « l’allumette de sureté ». Dans cette allumette les réactifs sont séparés entre le bout de l’allumette et le grattoir. Le grattoir est composé de phosphore rouge, tandis que l’extrémité de l’allumette est enduite de sulfure d’antimoine, de chlorate de potassium
et de dioxyde de manganèse. La chaleur engendrée par le frottement transforme le phosphore rouge en phosphore blanc, qui à son tour contribue à l’inflammation de l’allumette.